A la naissance de mon deuxième enfant, j’ai ressenti le besoin de donner du sens à ma carrière professionnelle.
Aussi, après avoir contribué pendant dix ans à l’essor de l’entreprise SELOGER en tant que directrice commerciale, je reprends les études à 37 ans, pour exercer un métier riche de sens et dédiée à la santé et au bien-être.
Passionnée depuis toujours par les interactions entre le corps et l’esprit, je choisis la formation d’ostéopathe. L’ostéopathie, qui traite le patient dans sa globalité, en tenant compte de ses dimensions physique, émotionnelle et mentale, m’apparaît comme le pont idéal entre le soma et la psyché.
En 2013, j’obtiens mon diplôme d’Ostéopathe D.O, après cinq ans d’études au CEESO-Paris, (école agrée par le ministère de la santé, RNCP Niveau 1) que je complète par une certification en ostéopathie périnatale et pédiatrique au sein d’OPP formation de 2016 à 2018.
Mes enfants ont déjà bien grandi, j’ouvre mon cabinet à Soisy-sous-Montmorency.
Durant ces trois ans, je rencontre de formidables cliniciens de l’hôpital Robert Debré AP-HP, dont Roselyne Lalauze Pol*.
Roselyne Lalauze Pol est pionnière dans la compréhension moderne de la biomécanique crânienne du nouveau-né. Son enseignement me permet d’appréhender la prise en charge du crâne et de la face au travers des sutures et de leur croissance. J’ai, du reste l’honneur d’être son assistante de 2020 à 2022 et d’enrichir ma pratique auprès d’enfants présentant des syndromes rares.
Parallèlement, je m’intéresse aux techniques d’intégration des réflexes archaïques : là encore le lien entre corps-esprit ; ces techniques impliquant le toucher et la motricité, s’adressent majoritairement aux enfants de 5 et 12 ans environ et ont comme indication les difficultés de gestion émotionnelle, attentionnelle, certains troubles du neuro développement, des apprentissages et de la posture.
Les résultats au cabinet sont très encourageants et les parents me témoignent des progrès de leur enfant.
Néanmoins, j’ai encore de nombreux questionnements et je ressens le besoin en 2023, d’approfondir mes connaissances. Je m’oriente alors vers les principaux chercheurs du développement du nourrisson à l’Université Paris Cité.
Je découvre les avancées fascinantes sur les compétences cognitives et sociales des nourrissons de ces dernières années sous la direction de psychologues passionnés comme Joelle Provasi*.
Contrairement à ce que l’on croit, le bébé est doué dès la naissance pour la communication et il est même, dans bien des cas, l’initiateur des interactions. Ma posture thérapeutique en est profondément modifiée : je m’adapte au rythme du bébé, à sa capacité à réguler ses états et favorise l’émergence de son attention : le bébé n’est plus alors un « sujet » mais il devient acteur de sa consultation.
Je découvre également que le pédiatre américain T.B Brazelton* (1918-2018) a élaboré une échelle d’évaluation des compétences des nouveau-nés (la NBAS, Neonatal Behavioural Assesment Scale) qui s’effectue au sein des foyers en présence des parents : dont le but est de soutenir la parentalité intuitive et favoriser les liens d’attachement précoces.
L’envie de partager toutes ces connaissances du bébé avec les parents me conduit à m’inscrire à la Copes auprès d’Edith Thoueille pour obtenir l’habilitation à la NBAS.
Car quoi de mieux pour commencer sa vie que de se sentir compris, soutenu et aimé dès la naissance !
Mon fils ayant sucé son pouce très tardivement, je suis d’autant plus sensibilisée aux béances dentaires et aux troubles orofaciaux myofonctionnels et aux enjeux liés au sevrage du pouce (ou de la tototte) ainsi qu’aux conséquences du maintien d’une langue basse.
Je suis convaincue qu’une intervention précoce et éclairée peut éviter des soins correctifs coûteux et chronophages.
L’ostéopathie offre une vision complémentaire essentielle pour soutenir le bien-être et la santé. À travers ce site, je souhaite partager et promouvoir cette approche.